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UNE VERSION DE L'HISTOIRE DU BAOL

 

UNE VERSION DE L'HISTOIRE DU BAOL

 

La région de Diourbel recouvre à peu près l’ancien royaume du Baol, né au lendemain de la victoire de Danki de Amary Ngoné Sobel sur le Bourba Djoloff Lélé Fouli Fak. Auparavant, le Baol comme d’ailleurs le Cayor, était divisé en Lamanats dont les chefs, les Lamanes, indépendants les uns des autres, étaient néanmoins des vassaux du Bourba Djoloff, à qui ils étaient tenus de verser des redevances, qu’ils apportaient eux-mêmes à Thieng alors capital du Djollof. Et, c’est pour protester contre ce poids lourd et humiliant, qu’Amary Ngoné Sobel fils du Laman Cayor Déthié Fou Ndiogou, libéra le Cayor et le Baol par sa victoire au Danki. Dès lors, prirent naissance les royaumes du Cayor et du Baol, dont les souverains furent respectivement appelés DAMEL et TEIGNE. Mais il arriva qu’une dizaine de rois du Cayor furent des Damel-Teignes. Cela se comprend assez aisément dans la mesure où l’on sait que c’est la même famille (celle des FALL) qui régnait sur les deux localités. C’est ainsi que, peu de temps après avoir été nommé Damel, Amary Ngoné Sobel se rendit avec une armée au Baol où venait de mourir son oncle Gnokhor Ndiaye Kouly Gnilane. Amary se fit offrir la couronne sans difficulté. A ses débuts, le royauma du Baol était peu étendu. C’est sous le règne du Damel-Teigne Lat Soukabé Ngoné Latyr Dieye (1697 – 1719) qu’il atteint ses limites maximales. Le royaume, dont la capitale serait Lmabaye s’était agrandi d’une partie du Sine après la victoire des Baol-Baol sur le Bour Sine Diogoye Gnilane Diouf à Nganiane. La bataille de Gouye Fouki Seur à également permis au Baol d’étendre ses limites jusqu’à Kael au détriment du Bour Saloum. C’est également sous le règne de Lat Soucabé que la réaction contre l’esprit monopoliste de la France fut très vive. Par l’exclusivité du commerce qu’ils détenaient à la suite de prétendus traités avec les souverains du Baol, les français n’hésitaient pas à saisir des navires hollandais et Anglais, pour imposer aux indigènes un prix très bas sur leurs marchandises. Contre cette injustice, le Damel-Teigne exige la liberté du Commerce. André Brue, Directeur de la Compagnie du Sénégal s’y oppose. C’est après la mémorable bataille de Dékheulé que le Teigne Thiéyacine Dior Fall accepta l’autorité française qui lui avait promis de le maintenir au pouvoir s’il soumettait sans résistance. Mais au lieu du Teigne Thiéyacine qui fut exilé à Mbagne où il mourut vers 1890, les français installèrent Tanor Gogne dont l’esprit d’indépendance ne s’accorda pas avec le désir effréné de la Domination Coloniale Française. En effet, le pays fut annexé au cercle de Thiès avec deux résidences, l’une à Touba Toul, l’autre à Sambé. Touba Toul était le chef lieu du Baol Occidental tandis que Sambé était le chef lieu du Baol Oriental. Chacune des subdivisions était placée sous l’autorité d’un commandant de subdivision. Ils étaient aidés par les chefs de province, Mbakhane Lat Diop Diop pour la partie orientale et Salemone Fall Thièyacine pour la partie occidentale. En 1895, sur proposition de Mbakhane Diop alors chef supérieur, le poste de Sambé fut transféré à Diourbel. Ce transfert a été facilité pour les avantages significatifs qu’offrait le site de Diourbel.

 

UNE AUTRE VERSION

 

L'ancienne capitale du Baol était Lambaye. Le souverain portait le titre de Teigne (Tègne, Teeñ ou Tin).

À l'époque de l'éclatement de l'empire du Djolof, le Baol était dirigé par un lamane qui portait le titre de teigne, du nom de Niokhor Ndiaye Kouly Gnilane, oncle de Amary Ngoné Sobel Fall, le premier damel du Cayor. À la mort du teigne, Amari Ngoné Sobel se rendit avec son armée au Baol, et prit, alors qu'il était déjà damel, le titre de teigne, devenant ainsi le premier damel-teigne. La dynastie fondatrice du Baol était wolof et portait le patronyme Fall. Ils appartenaient à la même famille que la dynastie régnante du Cayor. Bien avant l'arrivée des Fall au pouvoir, le Baol était gouverné par des teignes d'origine mandingue qui en sont les premiers occupants, puis plus tard par des Sérères de patronymes Diouf, Ngom, Faye, Thiaw, et ceci bien avant la domination des Wolofs avec l'empire du Djolof. Ces premiers teignes d'origine mandingue et sérère, sont à l'origine des grands lignages aristocratiques, ou dynastie, parmi lesquels tous les rois du Baol et du Cayor ont été élus, en particulier les lignages Wagadou, Guedj, Songno, Djonay, il en existes d'autres. Tous ces lignages tirent leur origine des empires du Ghana, puis du Mali. C'est de la branche maternelle, appelée Meen, que l'on héritait du lignage, donc de la possibilité d'être élu teigne, la succession était matrilinéaire.

L'organisation sociale et politique du royaume était très semblable à celle du Cayor. Le Cayor et le Baol ont rarement collaboré militairement. Les dynasties de ces deux États avaient des liens de parenté et les guerres fratricides étaient fréquentes. Plusieurs fois au cours des siècles, en particulier au XVIIIe siècle, le Cayor a réussi à vassaliser le Baol à la suite de guerres. Mbégane Ndour, premier Bour saloum, attaqua le baol au XVIe siècle dans le but d'installer sa dynastie Guelwar au pouvoir, il fut repousser.

C'est sous le règne de Lat Soucabé Ngoné Latyr Dieye, entre la fin du XVIIe et le début du XVIIIe siècle que le Baol atteignit ses limites territoriales maximales. À la bataille de Nganiane, celui-ci réussit à prendre des terres du nord de l'État du Sine dirigé par le bour Diogoye Ngilane Diouf. À la bataille de Gour Fouki Seur, le Baol gagna des territoires à l'est, en battant l'armée du bour Saloum. Le Baol fut, contrairement aux autres états sénégalais, pratiquement épargné par les guerres saintes que menaient les musulmans, ceux-ci y étant moins nombreux qu'au Cayor par exemple. Comme au Cayor, la traite atlantique initier par les européens, connaît une intense activité dans la région au XVIIIe siècle.

En 1854 Faidherbe arrive au Sénégal et une période de conquêtes qui succède aux échanges locaux. Aux yeux du colonisateur, le Baol doit devenir sûr, notamment pour faciliter la production et le commerce de l'arachide. Mais la résistance du royaume s'avère plus rude que prévue. Faidherbe signe un traité de paix avec le Teigne du Baol en 1859 et restreint son autorité. Les commerçants français sont favorisés et la construction d’un fort militaire à Saly, sur la Petite-Côte, est autorisée. D'autres accords suivent. Lorsqu'en 1871 les Français concluent un traité avec Lat Dior, le puissant damel du Cayor en profite pour annexer le Baol et cumuler le double titre de Damel et de Teigne. Sous son règne, le Baol avait retrouvé son indépendance.

En 1883 la France étend son protectorat1 sur le Baol grâce à un traité signé avec le Teigne Thiéyacine Fall. À la suite de troubles dans la région en 1890, celui-ci est déposé. Son successeur est entièrement acquis aux Français.

Quand Taanor Goñ Jeng, le dernier Teigne, meurt le 3 juillet 1894, il n'est pas remplacé et le Baol est alors divisé en deux parties, le Baol occidental et le Baol oriental. Cette date marque la fin du royaume historique.

D'abord rattaché à celui de Thiès, un cercle du Baol est créé le 17 mars 1908.

Le Baol était réputé pour ses chevaux, plus rapides et plus résistants que la plupart des races de la plaine. Les habitants du Baol étaient d'excellents cavaliers. Cette race de cheval rapide et résistant, typique du Baol et des pays wolofs et sérères, était le Mbayar2, originaire d'une localité du même nom, un cheval de taille moyenne, svelte et racé.

L'ancienne capitale du Baol était Lambaye. Le souverain portait le titre de Teigne (Tègne, Teeñ ou Tin).

À l'époque de l'éclatement de l'empire du Djolof, le Baol était dirigé par un lamane qui portait le titre de teigne, du nom de Niokhor Ndiaye Kouly Gnilane, oncle de Amary Ngoné Sobel Fall, le premier damel du Cayor. À la mort du teigne, Amari Ngoné Sobel se rendit avec son armée au Baol, et prit, alors qu'il était déjà damel, le titre de teigne, devenant ainsi le premier damel-teigne. La dynastie fondatrice du Baol était wolof et portait le patronyme Fall. Ils appartenaient à la même famille que la dynastie régnante du Cayor. Bien avant l'arrivée des Fall au pouvoir, le Baol était gouverné par des teignes d'origine mandingue qui en sont les premiers occupants, puis plus tard par des Sérères de patronymes Diouf, Ngom, Faye, Thiaw, et ceci bien avant la domination des Wolofs avec l'empire du Djolof. Ces premiers teignes d'origine mandingue et sérère, sont à l'origine des grands lignages aristocratiques, ou dynastie, parmi lesquels tous les rois du Baol et du Cayor ont été élus, en particulier les lignages Wagadou, Guedj, Songno, Djonay, il en existes d'autres. Tous ces lignages tirent leur origine des empires du Ghana, puis du Mali. C'est de la branche maternelle, appelée Meen, que l'on héritait du lignage, donc de la possibilité d'être élu teigne, la succession était matrilinéaire.

L'organisation sociale et politique du royaume était très semblable à celle du Cayor. Le Cayor et le Baol ont rarement collaboré militairement. Les dynasties de ces deux États avaient des liens de parenté et les guerres fratricides étaient fréquentes. Plusieurs fois au cours des siècles, en particulier au XVIIIe siècle, le Cayor a réussi à vassaliser le Baol à la suite de guerres. Mbégane Ndour, premier Bour saloum, attaqua le baol au XVIe siècle dans le but d'installer sa dynastie Guelwar au pouvoir, il fut repousser.

C'est sous le règne de Lat Soucabé Ngoné Latyr Dieye, entre la fin du XVIIe et le début du XVIIIe siècle que le Baol atteignit ses limites territoriales maximales. À la bataille de Nganiane, celui-ci réussit à prendre des terres du nord de l'État du Sine dirigé par le bour Diogoye Ngilane Diouf. À la bataille de Gour Fouki Seur, le Baol gagna des territoires à l'est, en battant l'armée du bour Saloum. Le Baol fut, contrairement aux autres états sénégalais, pratiquement épargné par les guerres saintes que menaient les musulmans, ceux-ci y étant moins nombreux qu'au Cayor par exemple. Comme au Cayor, la traite atlantique initier par les européens, connaît une intense activité dans la région au XVIIIe siècle.

En 1854 Faidherbe arrive au Sénégal et une période de conquêtes qui succède aux échanges locaux. Aux yeux du colonisateur, le Baol doit devenir sûr, notamment pour faciliter la production et le commerce de l'arachide. Mais la résistance du royaume s'avère plus rude que prévue. Faidherbe signe un traité de paix avec le Teigne du Baol en 1859 et restreint son autorité. Les commerçants français sont favorisés et la construction d’un fort militaire à Saly, sur la Petite-Côte, est autorisée. D'autres accords suivent. Lorsqu'en 1871 les Français concluent un traité avec Lat Dior, le puissant damel du Cayor en profite pour annexer le Baol et cumuler le double titre de Damel et de Teigne. Sous son règne, le Baol avait retrouvé son indépendance.

En 1883 la France étend son protectorat1 sur le Baol grâce à un traité signé avec le Teigne Thiéyacine Fall. À la suite de troubles dans la région en 1890, celui-ci est déposé. Son successeur est entièrement acquis aux Français.

Quand Taanor Goñ Jeng, le dernier Teigne, meurt le 3 juillet 1894, il n'est pas remplacé et le Baol est alors divisé en deux parties, le Baol occidental et le Baol oriental. Cette date marque la fin du royaume historique.

D'abord rattaché à celui de Thiès, un cercle du Baol est créé le 17 mars 1908.

Le Baol était réputé pour ses chevaux, plus rapides et plus résistants que la plupart des races de la plaine. Les habitants du Baol étaient d'excellents cavaliers. Cette race de cheval rapide et résistant, typique du Baol et des pays wolofs et sérères, était le Mbayar2, originaire d'une localité du même nom, un cheval de taille moyenne, svelte et racé.

 

La plupart d'entre eux étaient d'origine wolof, mais d'autres étaient des Sérères, en particulier des membres des communautés safène et none. Les Halpulaars (Peuls, Toucouleurs, Laobés) étaient aussi présents, tout particulièrement les Laobés, puis les groupes mandingues, surtout sarakolés. Les premiers habitants du Baol sont les Sossés. Ils ont été repoussés plus au sud par les Sérères venant du Fouta-Toro entre le XIe et le XIIe siècle.

Les Sérères du Baol étaient concentrés au centre, à l'ouest et au sud près de la frontière avec le Sine. Un bon nombre étaient intégrés au milieu wolof. Les peuls présents partout étaient surtout présents au nord et à l'est, près de la frontière avec le Djolof, les Wolofs au nord et au centre, tout comme les Toucouleurs. Le baol est un lieu de grand brassage ethnique.

Les Wolofs ont imposé leur stratification sociale dans le royaume du Baol, avec la noblesse Géer d'ou sont issus les Teigne, les Diambour nobles mais qui ne peuvent régner, les paysans agriculteurs Badolo simples hommes libres, les artisans Nyenyo et leurs différentes sous-castes, les laudateurs Gueweul, puis les captifs Diam. Les autres ethnies ont été intégrées dans ce type de hiérarchie sociale. Le Baol était divisé en lamanats, tous dirigés par un Lamane, qui rendaient tous leur impôts au Kangame, le chef des Lamanes. En temps de pays les soldats tiédos devaient assurer la sécurité dans le royaume. Chaque caste d'artisans avait son représentant, qui en cas de réclamation allait soumettre les volontés de ceux qu'il représentait aux lamanes, par exemple, le Fara teug chef des forgerons, Fara Woudé chefs des cordonniers, le Maalaw chef des Laobés. Le Dialigné chef des peuls ou Ardo, le Bissik chef des maures.

À la cour royale du Teigne, se trouvait une assemblée de notables, tous issus des grandes familles aristocratiques du royaume, les Garmi. Ensemble ils constituaient l'assemblée des grand électeurs qui élisaient les teignes. Ils pouvaient également le destituer de ses fonctions. Après le teigne, le Diaraf était le personnage le plus influent, il est le conseiller du roi et le remplace s'il s'absente.

• Le Diaoudine Boul, représentant des familles Garmi.

• Le Tialao, est l'héritier présomptif.

• Le Fara Seuf, chef de la cour royale, il est chargé de la gestion du palais.

• Le Kangame, chef des Lamanes qui controle les différentes provinces

• Le Farba Kaba, chef des guerrier Tieddos.

• Les Serignes représentaient les chefs des communautés musulmane auprès du teigne.

• le Fara Jung Jung, chefs des griots royaux.

C'est à M'Beye que l'élection du teigne avait lieu.

Le royaume était constitué d'une bande de terre située entre l'océan et Diourbel, au sud du royaume du Cayor et au nord du royaume du Sine, dont il était séparé par un territoire encore plus étroit, celui de la République de Ndhiéghem, habité par les Sérères Nones, réputés pour être très fiers, indépendants et belliqueux. Ils ont toujours été redoutés par la population.

Les provinces du Baol étaient nombreuses – environ une vingtaine – et toutes divisées en cantons. À la tête de chaque canton se trouvait un chef qui obéissait au grand lamane de la province :

• Le Gewul, dont le lamane porte le titre de Tialaw Gewul. Cette province frontalière avec le cayor était considérer comme neutre, raison pour laquelle la plupart des batailles si dérouler.

• Le Kaba, cette provinces était dirigé par le farba Kaba chef des armées.

• Le Laa, le lamane de la province est le Beersin Laa choisi parmi les familles Diouf, de nombreuses familles peul habitaient la région.

• Le Ngoy, le Buur Ngoy était le lamane de la province. Néanmoins les chefs Sereres assistés de leur Saltigué, chef spirituel serere, avaient beaucoup d'influence politique.

• Le portudal, région contrôlée par l'alkier et ses tiedos, ici se trouvaient les comptoirs commerciaux et les ports du royaume. Des commerçants européens y avaient des résidences.

• Le Mbadan, province à majorité sérère, région très rebelle. Le pouvoir royal avait du mal à y installer son autorité.

• Le pays Safen, habité par les Sérères safen. Il existait encore une dizaine de provinces

 

 

LES ROIS DU BAOL

 

• 1790-1809 : Amari Ngone Ndèla Komba Fal (2e fois)

• 1809-1812 : Ce Yasin Jeng Fal

• 1812- 1815 : Ce Kumba Fatim Pènda Fal

• 1815- 1825 : Amari Jor Borso Fal

• 1825-1832 : Biram Fatma Cub Fal

• 1832 : Ma-Kodu Kumba Yande Fal (1re fois)

• 1832-1842 : Lat Jegeñ Fal

• 1842 : Malik Kumba Jaring Xuja Fal

• 1842-1854 : Maysa Tènde Jor Samba Fal

• 1854-1855 : Ce Yasin Ngone Jegeñ Fal (1re fois)

• 1855-1856 : Ma-Kodu Kumba Yande Fal (2e fois)

• 1856-1860 : Ce Yasin Ngone Jegeñ Fal (2e fois)

• 1860 : Ma-Kodu Kumba Yande Fal (3e fois)

• 1860-1871 : Ce Yasin Ngone Jegeñ Fal (3e fois)

• 1871-1873 : Ce Yasin Jor Galo Gana Fal (1re fois)

• 1873-1874 : Lat Dior Ngoné Latyr Diop

• 1874-1890 : Ce Yasin Jor Galo Gana Fal (2e fois)

• 1890-3 juillet 1894 : Taanor Goñ Jeng

 

   AMANDIOGOU FALL

 


Accueil Le sacrifice des femmes de Nder.

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Le sacrifice des femmes de Nder. (

Mercredi 11 Novembre 2009 à 11:58:22

L’histoire de l’Afrique est riche de hauts faits et d’actes héroïques. Mais, pour les Sénégalais, «Talata Nder», ce qui signifie le «mardi de Nder», est resté dans les mémoires comme l’un des épisodes les plus tragiques de leur passé.

 

En ce fameux Mardi, les femmes du village de Nder, capitale de l’empire du Walo au XIXe siècle, se sacrifièrent collectivement pour ne pas être réduites à l’esclavage par leurs ennemis. Ces faits se déroulèrent en novembre 1819, sous le règne du brak (le souverain) Amar Mbodj. A cette époque, le royaume du Walo appartenait à une région prospère du Sénégal. Son emplacement à l’embouchure du fleuve, ses conditions naturelles offraient à ses habitants, de paisibles cultivateurs, une vie des plus agréables. Un commerce florissant s’était établi de longue date avec les caravaniers maures, ainsi qu’avec les habitants de Ndar (actuel Saint-Louis), première capitale coloniale du Sénégal, ou ils écoulaient leurs denrées agricoles. Ces échanges fructueux faisaient de Nder un village très actif.

 

Le fleuve Sénégal séparait le Walo de la Mauritanie, pays des Maures Trarza, un jour alliés, ennemis le lendemain, qui, périodiquement, venaient semer la désolation dans la contrée. En effet depuis l’installation des troupes Françaises à Saint-Louis, les Maures ne cessaient d’accentuer leur pression sur le Walo, qu’ils auraient bien voulu contrôler, afin d’empêcher la région de tomber sous la domination des Français.

 

Cette année là, une longue période d’accalmie avait succédé aux violents affrontements d’ou les guerriers maures et leurs alliés toucouleurs étaient, une fois de plus, sortis vainqueurs. On était au début de la saison sèche et Nder vivait un peu au ralenti. Le brak s’était rendu à Saint-Louis pour se faire soigner d’une mauvaise blessure reçue lors du siège de Ntaggar contre les maures. Les dignitaires du royaume étaient du voyage et une bonne partie de la cavalerie armée les accompagnait.

 

Ce Mardi s’annonçait comme tous les autres. Dés avant le lever du soleil, les hommes étaient partis aux champs, la daba (houe traditionnelle) sur l’épaule. D’autres s’étaient rendus à la chasse, tandis qu’un dernier groupe avait pris la direction du fleuve ou ils pratiquaient la pêche. Une centaine de Tyédo (soldats) restés en garnison astiquaient nonchalamment les quelques armes à feu qui faisaient leur fierté.

 

Le village aux cases rondes était livré aux femmes, aux enfants, et aux vieillards. Il y régnait la même animation qu’à l’accoutumée. Les coups de pilon, en une ronde saccadée, redoublaient d’ardeur à moudre le mil. Les femmes, vaquant à leurs occupations, s’interpellaient à l’intérieur des concessions. D’autres s’affairaient autour des greniers, ou étaient engrangées les dernières récoltes. Quelques unes enfin devisaient gaiement sur la place du village, tandis que les jeunes enfants se poursuivaient bruyamment autour de l’arbre à palabres, en profitant de l’absence des anciens.

 

Soudain un cri d’effroi troubla la quiétude du lieu. En un instant, les rires se figèrent, les pilons tombèrent, les concessions se vidèrent .Tous les regards convergèrent vers la femme qui venait de franchir l’entrée du tata, ce mur d’enceinte fait de branchages et de terre glaise, qui, dans l’ancien temps, protégeait les villages en temps de guerre.

 

Terrorisée, la main agrippée à une calebasse ruisselante d’eau, une femme haletait : «les Maures ! Les Maures arrivent ! J’étais au bord du lac de Guiers et je les ai vus à travers les roseaux. Une armée de Maures ! Ils sont avec une troupe de Toucouleurs conduits par leur chef Amar Ould Mokhtar ! Ils s’apprêtent à traverser le fleuve et viennent vers notre village».

 

Toutes les femmes crièrent en même temps ... Elles savaient déjà quel sort les attendait...Les Maures profitaient, en effet , de leurs razzias dans le Walo pour amener en captivité un grand nombre d’hommes, de femmes et d’enfants qu’ils revendaient comme esclaves aux riches familles d’Afrique du Nord. Nder avait déjà perdu ainsi bien des filles et des fils.

 

Pendant ce temps, à quelques kilomètres de là, postés sur l’autre bord du fleuve, les cavaliers enturbannés, venus du désert, s’apprêtaient à lancer leurs chevaux à l’assaut du village.

 

Les femmes décidèrent aussitôt d’organiser la résistance avec les quelques soldats demeurés sur place. Tout d’abord, les expédièrent les enfants dans les champs avoisinants sous la conduite des plus grands. Puis, elles se précipitèrent dans leurs cases pour en ressortir vêtues de boubous et de pantalons bouffants, qui d’un époux, qui d’un père, qui d’un frère ; les cheveux dissimulés sous des bonnets d’homme. Elles s’étaient munies de tout ce qui pouvait leur servir à se défendre : coupe-coupe, lances, gourdins et même quelques armes à feu qu’elles allaient manier pour la première fois.

 

Amazones d’un jour, ces femmes se battirent avec l’énergie du désespoir. Femmes de caste et femmes nobles, toutes s’engagèrent, animées de leur seul courage, dans un terrible corps-à-corps avec l’ennemi. Dans leurs chants à la gloire de ces femmes d’exception, les griots, détenteurs de la mémoire et de la bravoure des peuples, assurent que, ce jour -là, elles tuèrent plus de 300 maures. Le combat était cependant inégal. Les Tyédo furent rapidement exterminés. Des rigoles de sang bouillonnant s’épandaient en une boue rougeâtre sur le sol en terre battue, jonché d’un nombre impressionnant de cadavres.

 

Cependant, face à la farouche détermination des survivantes qui, bien que désarmées, étaient supérieures en nombre à la colonne ennemie, le chef Amar Ould Mokhtar donna l’ordre de dispersion à ses troupes. Prenant leurs blessés en croupe, les cavaliers du désert rangèrent leurs sabres effilés et retraversèrent le lac. D’abord vexé d’avoir été tenu en échec par de simples femmes, le chef maure avait, en effet compris que ces dernières, à bout de forces, ne résisteraient pas bien longtemps malgré leur vaillance.il comptait revenir un peu plus tard, afin de les prendre vivantes pour les monnayer à bon prix sur les marchés d’esclaves.

 

Les femmes du Walo se sentirent perdus ...Jamais elles ne pourraient résister à une seconde attaque .Tous les hommes avaient péri et le messager dépêché à la recherche de secours arriverait surement trop tard. Tout espoir était vain.

 

Une voix s’éleva soudain par dessus la clameur des lamentations et des hurlements de douleur. C’était Mbarka Dia, la confidente de la Linguère (reine) Faty Yamar. Elle seule savait se faire obéir des courtisanes énergiques et autoritaires qui entouraient la reine prenant appui contre l’arbre à palabres, elle se mit à exhorter ses compagnes :

 

Les pleurs s’arrêtèrent. Les plaintes se firent plus sourdes...

 

Le soleil était haut dans le ciel. Un silence de mort s’abattit sur le village. Muettes de désespoir, les femmes s’avancèrent lentement vers la case du conseil des notables, construite de paille et de branchages, et qui s’élevait, imposante, au milieu du village. Pas une n’avait osé s’opposer à Mbarka Dia. Elles contemplèrent une dernière fois le décor familier de leur vie, attardant leurs regards sur les volailles affolées, les greniers pillés, les pilons abandonnés sur le sol, les marmites renversées, les cases éventrées... Un spectacle de désolation...

 

Puis elles s’entassèrent dans la vaste case. Quelques jeunes mères qui n’avaient pas voulu s’en séparer serraient leurs nouveau-nés contre leurs seins. La dernière à pénétrer dans la pièce était enceinte et prés de son terme. Mbarka Dia ferma la porte et enflamma une torche qu’elle lança sans trembler contre un des murs de branches. Un immense brasier jaillit aussitôt. A l’intérieur de la case, les femmes enlacées, serrées les unes contre les autres, entonnèrent des berceuses et de vielles chansons qui avaient accompagné leurs activités quotidiennes.

 

Les chants commencèrent à ralentir ...C’est alors que la future mère, affaiblie par son état, ne put résister à l’instinct qui la poussa vers la porte, qu’elle heurta violemment .Elle se précipita en sanglotant au dehors et, suffoquée par la fumée, s’effondra sur le sol sans connaissance. Celles qui vivaient encore ne bougèrent pas. Elles continuaient à chanter pour se donner du courage. Puis peu à peu, les voix s’éteignirent... Brusquement, un grand bruit domina le crépitement des flammes. C’était la charpente du toit qui s’affaissait sur les corps calcinés. Et ce fut à nouveau le silence...Un terrible silence qui accueillit les hommes bouleversés, accourus, hélas trop tard, au secours du village. Toutes les femmes de Nder avaient péri sauf une.

 

Les anciens racontent qu’à ce moment là de gros nuages noirs voilèrent le ciel et que tout devint obscur. Comme pour cacher l’émotion et la douleur des hommes, leurs cris de désespoir et leurs larmes.

 

Depuis ce jour, pour honorer la mémoire de ces héroïnes, les habitants du village de Nder observent un rite connu sous le nom de Talata Nder. Chaque année, un mardi du mois de novembre, aucune activité ne vient troubler le village.les hommes ne vont ni aux champs, ni à la pêche, ni à la chasse. Les femmes ne lavent, ni ne pilent, ni ne cuisinent.et pendant de longues heures, villageois et villageoises, jeunes et vieux, restent enfermés à l’intérieur de leurs habitations ? Pendant cette journée du souvenir, ils leur consacrent des prières et rendent hommage à l’héroïque sacrifice des femmes de Nder, village du Walo, au Sénégal.

 

dimanche 8 novembre 2009

 

Auteur : SYLVIA SERBIN. Extrait de Divas N°11, Octobre 2000.Histoire qui s’est passée au Walo, dans l’actuelle région de Saint-Louis du Sénégal. Postée par : NGLAYE

Les intellectuels doivent étudier le passé non pour s’y complaire, mais pour y puiser des leçons ou s’en écarter en connaissance de cause si cela est nécessaire’ (Cheikh Anta Diop)

 

L’an 2010 sera le cinquantenaire de l’accession de notre pays, le Sénégal, à la souveraineté nationale en 1960. La commune de Dagana et toutes les populations du Walo envisagent d’organiser, dans la deuxième quinzaine du mois de janvier 2010, la commémoration du cent cinquantenaire du décès de la Reine Ndatté Yalla Mbodj (1860). Cette cérémonie pourrait alors être considérée comme une des activités préparatrices de la 3ème édition du Festival mondial des arts nègres (Fesman).

 

L’an 2010, année du Fesman, sera une année exceptionnelle de réappropriation de notre patrimoine historique et culturel à l’échelle de l’ensemble des régions de notre pays, et également de l’Afrique et de sa diaspora. A l’occasion de la cérémonie de commémoration, la statue de Ndatté Yalla, l’esplanade du Waalo et une piscine municipale seront inaugurée. Le fort Faidherbe réfectionné sera débaptisé fort Ndieumbeut Mbodj Reine du Waalo.

 

i) - La statue de plus de 4 mètres de hauteur, réalisée à partir d’une esquisse de l’abbé David Boilat de 1850, représentera l’héroïne Ndatté Yalla qui fut à la fois : La Reine du Waalo (1846-1855), une résistante armée face à la pénétration coloniale, la fille de la martyre de Taalatay Nder, la Linguère Fatim Yamar Khouriyaye Mbodj, la mère du héros national, le Prince Sidiya Ndatté Yalla Diop.

 

ii) - Une nouvelle esplanade avec des kiosques sera construite sur les berges du fleuve et sera un espace, un cadre convivial pour les populations de Dagana

 

iii) - Une piscine municipale sera construite afin de promouvoir la natation et de rompre le contact de la population avec les eaux du fleuve infestées de mollusques vecteurs de bilharziose

 

iv) - Le fort Faidherbe, symbole de la colonisation, réfectionné sera débaptisé fort Ndieumbeut Mbodj, symbole de l’amitié sénégalo-mauritanienne et transformé en musée du Waalo.

Ces travaux vont changer complètement le cadre de ville de Dagana et en faire dans le futur l’une des métropoles de la vallée. Les populations du Waalo et la jeunesse ont chaleureusement accueilli cette idée d’ériger une statue à celle qui s’était battue les armes à la main contre le colonisateur Faidherbe dont la statue trône à Saint- Louis.

 

Pourquoi la statue de Faidherbe à Saint-Louis avec son arrogant sabre de colonialiste et non celle de la résistante Ndatté Yalla avec sa pipe d’honneur à Dagana ? Seul souverain des royaumes wolofs du 19e siècle à avoir une image, seule femme sénégalaise à jouir de toute la plénitude d’un pouvoir royal, la linguére Ndaté Yala Mbodj mérite une statue à la place du Walo devant la préfecture de Dagana 2010. Ce sera l’occasion de rendre hommage à la femme sénégalaise à travers cette illustre figure historique du Walo qui fut : La reine du Walo (1846-1855) et une résistante armée face à la pénétration coloniale.

 

1- Ndaté Yalla Mbodj, reine du Walo (1846-1855)

 

A la mort de sa grande sœur, la reine Ndieumbeut Mbodj en septembre 1846, à la suite d’une maladie pulmonaire, la Linguère Ndaté Yalla Mbodj fut intronisée Linguére du Walo le 1er octobre 1846 à Nder. Les autorités coloniales de Saint-Louis envoyèrent M. CAILLE, Directeur des affaires extérieures de la colonie du Sénégal pour les représenter à cette cérémonie d’intronisation.

 

La Linguère Ndaté Yalla Mbodj détenait la réalité du pouvoir exécutif du royaume, cohabitant avec le Brack Loggar Mambodj Malick Aissa Daro Mbodj qui n’était qu’un roi honorifique sans pouvoir réel. Pour preuve, lors d’une rencontre à Lampsar, le gouverneur la demanda devant le Brack et son mari qui était l’actuel chef du Walo, la Linguère Ndaté Yalla déclara sans ambages que c’est elle : ‘….Vous m’aviez demandé aussi quel était le chef du Walo aujourd’hui, je vous ai répondu le chef du Walo, c’est moi’ (lettre n° 85 du 23 mai 1851 ANS 13G91). Toutes les correspondances entre la colonie du Sénégal et le Walo portaient soit la signature de la Linguère Ndaté Yalla ou étaient adressées à elle.

 

Et rien n’est plus illustratif de sa fonction de chef de l’Etat que le protocole avec lequel elle a accueilli à Nder, en septembre 1850, l’Abbé Boilat qui a décrit l’audience : ‘Les rois sont partout difficiles à aborder. Pour ceux du Sénégal, deux conditions sont indispensables : des cadeaux et de la patience jusqu’à ce qu’il plaise à Leurs Majestés de se rendre visibles.

 

Désireux de voir la reine et son mari et d’augmenter mon album de leurs portraits, je profitai d’une circonstance favorable. M. Bourneuf (Charles Picard), prince du sang royal, avait une grâce à demander à sa tante la reine Ndaté-Yalla ; je me décidai à l’accompagner avec M. Jérôme Pellegrin, habitant notable de Saint-Louis, connu à la cour pour ses rapports commerciaux. Ce fut ce dernier lui-même qui nous reçut à bord de sa péniche pour faire ce charmant voyage de Saint-Louis au lac du Panier-Foule (ancienne dénomination du Lac de Guiers). En arrivant à Richard-Toll, nous envoyâmes par terre un courrier prévenir la reine qu’un grand Thierno (prêtre) chrétien venait la visiter : elle fut donc avertie trois jours d’avance. Aussitôt que la reine aperçut notre péniche approcher de la capitale, elle envoya des chevaux sur le rivage pour venir nous chercher. Il nous fallut deux heures de marche dans des sentiers étroits au travers des champs de mil. Nous nous présentâmes à deux heures de l’après-midi dans les cours du palais, ou l’on nous fit attendre jusqu’à quatre heures, en plein soleil ; on ouvrit ensuite une porte pour passer à une quatrième cour, au fonds de laquelle se trouvaient assemblés, dans une vaste case construite en terre glaise, le Maarosso et une vingtaine de princes. Les avenues de ce palais étaient gardées par plusieurs thiédos ou soldats armés de fusils et de poignards. Nous attendîmes là jusqu’à six heures du soir, répondant aux questions du Maarosso sur la France, son gouvernement, ses forces militaires, son commerce, etc. A six heures, un thiédo vint annoncer que la reine était visible. Aussitôt, l’ordre fut donné : trente thiédos nous suivirent, marchant sur deux rangs avec le Maarosso et les autres princes. Nous traversâmes une grande cour pour passer dans une dernière plus grande encore, toute tapissée de belles nattes : la Reine était assise au fond, dans la tenue que l’on voit sur ce dessin, entourée de 500 dames de cour, assises sur des nattes. Les hommes prirent place du côté opposé, ainsi que les thiédos, qui posèrent leurs fusils à terre et s’accroupirent à la mode des tailleurs. Nous nous présentâmes devant sa Majesté, qui nous reçut gracieusement en parlant à demi-voix. Après une conversation toute d’étiquette, je lui demandai la permission de visiter la ville et d’en tirer la vue avant la nuit. Elle le permit volontiers, et nous invita à déjeuner pour le lendemain à dix heures. Ce fut après ce déjeuner et pendant la conversation que je fis ces deux dessins sans en prévenir Leurs Majestés ; j’étais sur le point de terminer mon travail quand le Maarosso s’en aperçut, et craignant que ces dessins ne portassent malheur à la famille royale, il me fit fermer mon album, en me faisant promettre de ne plus continuer. Je promis tout ce qu’il voulait, mes croquis étaient suffisamment ressemblants : c’est tout ce que je désirais. Nous lui remîmes nos cadeaux et, en faisant nos adieux, je leur dis qu’ils apprendraient un jour que leurs portraits sont imprimés en France.’ (Nder, septembre 1850, Abbé Boilat)

 

2 - Ndaté Yalla Mbodj, résistante armée face à la pénétration coloniale

Durant son règne, la Linguère Ndaté Yalla eut à faire face aux velléités coloniales expansionnistes du gouverneur Faidherbe. La Linguère adopta une politique d’hostilité et de résistance. A travers toutes ces correspondances adressées à la colonie, elle ne cessait de réaffirmer sa volonté de défendre sa souveraineté sur toute l’étendue du Walo. En 1847, elle imposa un blocus autour de l’île de Saint-Louis et revendiqua ses droits aux îles de Boye et de Sor. ‘Nous vous prévenons aussi que nous n’avons vendu l’île de Sor à personne et que nous n’avons pas l’intention de la vendre ; on aurait dit que les gens du Sénégal y ont établi des lougans sans nous demander et sans notre consentement, nous vous demandons des explications à cet égard.’ (ANS 13 G 91 Lettre n ° 95 parvenue au gouverneur de Saint-Louis le 27 février 1851). ‘Le but de cette lettre est pour vous faire connaître que l’île de Boyo m’appartient depuis mon grand père jusqu’à moi aujourd’hui, il n y a personne qui puisse dire que ce pays lui appartient, il est à moi seule. Je n’ai pas vendu ce terrain à personne, je ne l’ai confié à personne ni à aucun blanc’ (ANS 13 G 91 Lettre n° 85 parvenue au gouverneur de Saint-Louis le 23 mai 1851).

 

Elle s’opposa aussi au libre passage des ‘tefankes’ sarakolés qui fournissaient l’île de Saint-Louis en bétail et adressa une lettre au gouverneur exprimant sa volonté de défendre le respect de sa souveraineté sur la vallée en ces termes : ‘C’est nous qui garantissons le passage des troupeaux dans notre pays ; pour cette raison, nous en prenons le dixième et nous n’accepterons jamais autre chose que cela. Saint-Louis appartient au Gouverneur, le Cayor au Damel et le Waalo au Brack. Chacun de ces chefs gouverne son pays comme bon lui semble’ (Boubacar Barry, Le royaume du Walo). Parallèlement aux menaces grandissantes aux frontières du Walo, à l’intérieur du royaume, la Linguère Ndaté Yalla était en butte à l’hostilité des chefs de province, les Kangams, qui voyaient d’un mauvais œil le pouvoir grandissant de ‘l’étranger’, le mari de la reine, le Maarosso.

 

Le 31 janvier 1855, le gouverneur Faidherbe partit de Saint-Louis avec une colonne de 400 hommes pour atteindre le 25 févier les environs de Nder où il battit les troupes de la Linguére Ndaté Yalla. Fragilisée de l’intérieur, le pouvoir de la Linguère s’écroulera rapidement le 25 janvier 1855 face aux troupes coloniales du gouverneur Faidherbe. La capitale Nder fut prise et brûlée ainsi que plus de 25 villages. Vaincue, la Linguère Ndaté Yalla et ses partisans s’exileront à Ndimb, à la frontière du Walo avec la province du Ndiambour. Ainsi prit fin le règne des Bracks et le Walo devient la première colonie française d’Afrique noire.

 

Celle qui fut la dernière Reine du royaume du Walo, la Linguère Ndaté Yalla, si elle est née à Nder, mourut en 1860 à Dagana où elle fut enterrée. Et pour la postérité, les griots la chantent ‘Ndaté Yalla mi ci Ndiob Diarra’ (autre nom de la ville de Dagana).

 

Pour le mot de la fin, méditons sur ces propos du Nègre en colère, Aimé Césaire : ‘Je pense à une identité non pas archaïsante dévoreuse de soi-même, mais dévorante du monde, c’est-à-dire faisant main basse sur tout le présent pour mieux réévaluer le passé et, plus encore, pour préparer le futur. Car enfin, comment mesurer le chemin parcouru si on ne sait ni d’où l’on vient ni où l’on veut aller.’

 

samedi 7 novembre 2009

 

Le Dya Ogo Amadou Bakhaw DIAW Président du Comité scientifique des cérémonies de la commémoration du cent-cinquantenaire du décès de la Reine Ndatté Yalla Mbodj

walf.sn

http://www.xalimasn.com/spip.php?article2521

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Auteur: Elhadj

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Une version de l'histoire du Baol

Vendredi 16 Octobre 2009 à 18:22:54

La région de Diourbel recouvre à peu près l’ancien royaume du Baol, né au lendemain de la victoire de Danki de Amary Ngoné Sobel sur le Bourba Djoloff Lélé Fouli Fak. Auparavant, le Baol comme d’ailleurs le Cayor, était divisé en Lamanats dont les chefs, les Lamanes, indépendants les uns des autres, étaient néanmoins des vassaux du Bourba Djoloff, à qui ils étaient tenus de verser des redevances, qu’ils apportaient eux-mêmes à Thieng alors capital du Djollof.

 

Et, c’est pour protester contre ce poids lourd et humiliant, qu’Amary Ngoné Sobel fils du Laman Cayor Déthié Fou Ndiogou, libéra le Cayor et le Baol par sa victoire au Danki. Dès lors, prirent naissance les royaumes du Cayor et du Baol, dont les souverains furent respectivement appelés DAMEL et TEIGNE. Mais il arriva qu’une dizaine de rois du Cayor furent des Damel-Teignes. Cela se comprend assez aisément dans la mesure où l’on sait que c’est la même famille (celle des FALL) qui régnait sur les deux localités. C’est ainsi que, peu de temps après avoir été nommé Damel, Amary Ngoné Sobel se rendit avec une armée au Baol où venait de mourir son oncle Gnokhor Ndiaye Kouly Gnilane. Amary se fit offrir la couronne sans difficulté.

 

A ses débuts, le royauma du Baol était peu étendu. C’est sous le règne du Damel-Teigne Lat Soukabé Ngoné Latyr Dieye (1697 – 1719) qu’il atteint ses limites maximales. Le royaume, dont la capitale serait Lmabaye s’était agrandi d’une partie du Sine après la victoire des Baol-Baol sur le Bour Sine Diogoye Gnilane Diouf à Nganiane. La bataille de Gouye Fouki Seur à également permis au Baol d’étendre ses limites jusqu’à Kael au détriment du Bour Saloum. C’est également sous le règne de Lat Soucabé que la réaction contre l’esprit monopoliste de la France fut très vive. Par l’exclusivité du commerce qu’ils détenaient à la suite de prétendus traités avec les souverains du Baol, les français n’hésitaient pas à saisir des navires hollandais et Anglais, pour imposer aux indigènes un prix très bas sur leurs marchandises.

 

Contre cette injustice, le Damel-Teigne exige la liberté du Commerce. André Brue, Directeur de la Compagnie du Sénégal s’y oppose. C’est après la mémorable bataille de Dékheulé que le Teigne Thiéyacine Dior Fall accepta l’autorité française qui lui avait promis de le maintenir au pouvoir s’il soumettait sans résistance. Mais au lieu du Teigne Thiéyacine qui fut exilé à Mbagne où il mourut vers 1890, les français installèrent Tanor Gogne dont l’esprit d’indépendance ne s’accorda pas avec le désir effréné de la Domination Coloniale Française.

 

En effet, le pays fut annexé au cercle de Thiès avec deux résidences, l’une à Touba Toul, l’autre à Sambé. Touba Toul était le chef lieu du Baol Occidental tandis que Sambé était le chef lieu du Baol Oriental. Chacune des subdivisions était placée sous l’autorité d’un commandant de subdivision. Ils étaient aidés par les chefs de province, Mbakhane Lat Diop Diop pour la partie orientale et Salemone Fall Thièyacine pour la partie occidentale. En 1895, sur proposition de Mbakhane Diop alors chef supérieur, le poste de Sambé fut transféré à Diourbel. Ce transfert a été facilité pour les avantages significatifs qu’offrait le site de Diourbel.

 

UNE AUTRE VERSION

 

L'ancienne capitale du Baol était Lambaye. Le souverain portait le titre de Teigne (Tègne, Teeñ ou Tin).

À l'époque de l'éclatement de l'empire du Djolof, le Baol était dirigé par un lamane qui portait le titre de teigne, du nom de Niokhor Ndiaye Kouly Gnilane, oncle de Amary Ngoné Sobel Fall, le premier damel du Cayor. À la mort du teigne, Amari Ngoné Sobel se rendit avec son armée au Baol, et prit, alors qu'il était déjà damel, le titre de teigne, devenant ainsi le premier damel-teigne. La dynastie fondatrice du Baol était wolof et portait le patronyme Fall. Ils appartenaient à la même famille que la dynastie régnante du Cayor. Bien avant l'arrivée des Fall au pouvoir, le Baol était gouverné par des teignes d'origine mandingue qui en sont les premiers occupants, puis plus tard par des Sérères de patronymes Diouf, Ngom, Faye, Thiaw, et ceci bien avant la domination des Wolofs avec l'empire du Djolof. Ces premiers teignes d'origine mandingue et sérère, sont à l'origine des grands lignages aristocratiques, ou dynastie, parmi lesquels tous les rois du Baol et du Cayor ont été élus, en particulier les lignages Wagadou, Guedj, Songno, Djonay, il en existes d'autres. Tous ces lignages tirent leur origine des empires du Ghana, puis du Mali. C'est de la branche maternelle, appelée Meen, que l'on héritait du lignage, donc de la possibilité d'être élu teigne, la succession était matrilinéaire.

 

L'organisation sociale et politique du royaume était très semblable à celle du Cayor. Le Cayor et le Baol ont rarement collaboré militairement. Les dynasties de ces deux États avaient des liens de parenté et les guerres fratricides étaient fréquentes. Plusieurs fois au cours des siècles, en particulier au XVIIIe siècle, le Cayor a réussi à vassaliser le Baol à la suite de guerres. Mbégane Ndour, premier Bour saloum, attaqua le baol au XVIe siècle dans le but d'installer sa dynastie Guelwar au pouvoir, il fut repousser.

 

C'est sous le règne de Lat Soucabé Ngoné Latyr Dieye, entre la fin du XVIIe et le début du XVIIIe siècle que le Baol atteignit ses limites territoriales maximales. À la bataille de Nganiane, celui-ci réussit à prendre des terres du nord de l'État du Sine dirigé par le bour Diogoye Ngilane Diouf. À la bataille de Gour Fouki Seur, le Baol gagna des territoires à l'est, en battant l'armée du bour Saloum. Le Baol fut, contrairement aux autres états sénégalais, pratiquement épargné par les guerres saintes que menaient les musulmans, ceux-ci y étant moins nombreux qu'au Cayor par exemple. Comme au Cayor, la traite atlantique initier par les européens, connaît une intense activité dans la région au XVIIIe siècle.

 

En 1854 Faidherbe arrive au Sénégal et une période de conquêtes qui succède aux échanges locaux. Aux yeux du colonisateur, le Baol doit devenir sûr, notamment pour faciliter la production et le commerce de l'arachide. Mais la résistance du royaume s'avère plus rude que prévue. Faidherbe signe un traité de paix avec le Teigne du Baol en 1859 et restreint son autorité. Les commerçants français sont favorisés et la construction d’un fort militaire à Saly, sur la Petite-Côte, est autorisée. D'autres accords suivent. Lorsqu'en 1871 les Français concluent un traité avec Lat Dior, le puissant damel du Cayor en profite pour annexer le Baol et cumuler le double titre de Damel et de Teigne. Sous son règne, le Baol avait retrouvé son indépendance.

 

En 1883 la France étend son protectorat1 sur le Baol grâce à un traité signé avec le Teigne Thiéyacine Fall. À la suite de troubles dans la région en 1890, celui-ci est déposé. Son successeur est entièrement acquis aux Français.

 

Quand Taanor Goñ Jeng, le dernier Teigne, meurt le 3 juillet 1894, il n'est pas remplacé et le Baol est alors divisé en deux parties, le Baol occidental et le Baol oriental. Cette date marque la fin du royaume historique.

 

D'abord rattaché à celui de Thiès, un cercle du Baol est créé le 17 mars 1908.

 

Le Baol était réputé pour ses chevaux, plus rapides et plus résistants que la plupart des races de la plaine. Les habitants du Baol étaient d'excellents cavaliers. Cette race de cheval rapide et résistant, typique du Baol et des pays wolofs et sérères, était le Mbayar2, originaire d'une localité du même nom, un cheval de taille moyenne, svelte et racé.

 

L'ancienne capitale du Baol était Lambaye. Le souverain portait le titre de Teigne (Tègne, Teeñ ou Tin).

 

À l'époque de l'éclatement de l'empire du Djolof, le Baol était dirigé par un lamane qui portait le titre de teigne, du nom de Niokhor Ndiaye Kouly Gnilane, oncle de Amary Ngoné Sobel Fall, le premier damel du Cayor. À la mort du teigne, Amari Ngoné Sobel se rendit avec son armée au Baol, et prit, alors qu'il était déjà damel, le titre de teigne, devenant ainsi le premier damel-teigne. La dynastie fondatrice du Baol était wolof et portait le patronyme Fall. Ils appartenaient à la même famille que la dynastie régnante du Cayor. Bien avant l'arrivée des Fall au pouvoir, le Baol était gouverné par des teignes d'origine mandingue qui en sont les premiers occupants, puis plus tard par des Sérères de patronymes Diouf, Ngom, Faye, Thiaw, et ceci bien avant la domination des Wolofs avec l'empire du Djolof. Ces premiers teignes d'origine mandingue et sérère, sont à l'origine des grands lignages aristocratiques, ou dynastie, parmi lesquels tous les rois du Baol et du Cayor ont été élus, en particulier les lignages Wagadou, Guedj, Songno, Djonay, il en existes d'autres. Tous ces lignages tirent leur origine des empires du Ghana, puis du Mali. C'est de la branche maternelle, appelée Meen, que l'on héritait du lignage, donc de la possibilité d'être élu teigne, la succession était matrilinéaire.

 

L'organisation sociale et politique du royaume était très semblable à celle du Cayor. Le Cayor et le Baol ont rarement collaboré militairement. Les dynasties de ces deux États avaient des liens de parenté et les guerres fratricides étaient fréquentes. Plusieurs fois au cours des siècles, en particulier au XVIIIe siècle, le Cayor a réussi à vassaliser le Baol à la suite de guerres. Mbégane Ndour, premier Bour saloum, attaqua le baol au XVIe siècle dans le but d'installer sa dynastie Guelwar au pouvoir, il fut repousser.

 

C'est sous le règne de Lat Soucabé Ngoné Latyr Dieye, entre la fin du XVIIe et le début du XVIIIe siècle que le Baol atteignit ses limites territoriales maximales. À la bataille de Nganiane, celui-ci réussit à prendre des terres du nord de l'État du Sine dirigé par le bour Diogoye Ngilane Diouf. À la bataille de Gour Fouki Seur, le Baol gagna des territoires à l'est, en battant l'armée du bour Saloum. Le Baol fut, contrairement aux autres états sénégalais, pratiquement épargné par les guerres saintes que menaient les musulmans, ceux-ci y étant moins nombreux qu'au Cayor par exemple. Comme au Cayor, la traite atlantique initier par les européens, connaît une intense activité dans la région au XVIIIe siècle.

 

En 1854 Faidherbe arrive au Sénégal et une période de conquêtes qui succède aux échanges locaux. Aux yeux du colonisateur, le Baol doit devenir sûr, notamment pour faciliter la production et le commerce de l'arachide. Mais la résistance du royaume s'avère plus rude que prévue. Faidherbe signe un traité de paix avec le Teigne du Baol en 1859 et restreint son autorité. Les commerçants français sont favorisés et la construction d’un fort militaire à Saly, sur la Petite-Côte, est autorisée. D'autres accords suivent. Lorsqu'en 1871 les Français concluent un traité avec Lat Dior, le puissant damel du Cayor en profite pour annexer le Baol et cumuler le double titre de Damel et de Teigne. Sous son règne, le Baol avait retrouvé son indépendance.

 

En 1883 la France étend son protectorat1 sur le Baol grâce à un traité signé avec le Teigne Thiéyacine Fall. À la suite de troubles dans la région en 1890, celui-ci est déposé. Son successeur est entièrement acquis aux Français.

 

Quand Taanor Goñ Jeng, le dernier Teigne, meurt le 3 juillet 1894, il n'est pas remplacé et le Baol est alors divisé en deux parties, le Baol occidental et le Baol oriental. Cette date marque la fin du royaume historique.

 

D'abord rattaché à celui de Thiès, un cercle du Baol est créé le 17 mars 1908.

Le Baol était réputé pour ses chevaux, plus rapides et plus résistants que la plupart des races de la plaine. Les habitants du Baol étaient d'excellents cavaliers. Cette race de cheval rapide et résistant, typique du Baol et des pays wolofs et sérères, était le Mbayar2, originaire d'une localité du même nom, un cheval de taille moyenne, svelte et racé.

 

La plupart d'entre eux étaient d'origine wolof, mais d'autres étaient des Sérères, en particulier des membres des communautés safène et none. Les Halpulaars (Peuls, Toucouleurs, Laobés) étaient aussi présents, tout particulièrement les Laobés, puis les groupes mandingues, surtout sarakolés. Les premiers habitants du Baol sont les Sossés. Ils ont été repoussés plus au sud par les Sérères venant du Fouta-Toro entre le XIe et le XIIe siècle.

 

Les Sérères du Baol étaient concentrés au centre, à l'ouest et au sud près de la frontière avec le Sine. Un bon nombre étaient intégrés au milieu wolof. Les peuls présents partout étaient surtout présents au nord et à l'est, près de la frontière avec le Djolof, les Wolofs au nord et au centre, tout comme les Toucouleurs. Le baol est un lieu de grand brassage ethnique.

 

Les Wolofs ont imposé leur stratification sociale dans le royaume du Baol, avec la noblesse Géer d'ou sont issus les Teigne, les Diambour nobles mais qui ne peuvent régner, les paysans agriculteurs Badolo simples hommes libres, les artisans Nyenyo et leurs différentes sous-castes, les laudateurs Gueweul, puis les captifs Diam. Les autres ethnies ont été intégrées dans ce type de hiérarchie sociale. Le Baol était divisé en lamanats, tous dirigés par un Lamane, qui rendaient tous leur impôts au Kangame, le chef des Lamanes. En temps de pays les soldats tiédos devaient assurer la sécurité dans le royaume. Chaque caste d'artisans avait son représentant, qui en cas de réclamation allait soumettre les volontés de ceux qu'il représentait aux lamanes, par exemple, le Fara teug chef des forgerons, Fara Woudé chefs des cordonniers, le Maalaw chef des Laobés. Le Dialigné chef des peuls ou Ardo, le Bissik chef des maures.

 

À la cour royale du Teigne, se trouvait une assemblée de notables, tous issus des grandes familles aristocratiques du royaume, les Garmi. Ensemble ils constituaient l'assemblée des grands électeurs qui élisaient les teignes. Ils pouvaient également le destituer de ses fonctions. Après le teigne, le Diaraf était le personnage le plus influent, il est le conseiller du roi et le remplace s'il s'absente.

 

• Le Diaoudine Boul, représentant des familles Garmi.

 

• Le Tialao, est l'héritier présomptif.

 

• Le Fara Seuf, chef de la cour royale, il est chargé de la gestion du palais.

 

• Le Kangame, chef des Lamanes qui controle les différentes provinces

 

• Le Farba Kaba, chef des guerrier Tieddos.

 

• Les Serignes représentaient les chefs des communautés musulmane auprès du teigne.

 

• le Fara Jung Jung, chefs des griots royaux.

 

C'est à M'Beye que l'élection du teigne avait lieu.

 

Le royaume était constitué d'une bande de terre située entre l'océan et Diourbel, au sud du royaume du Cayor et au nord du royaume du Sine, dont il était séparé par un territoire encore plus étroit, celui de la République de Ndhiéghem, habité par les Sérères Nones, réputés pour être très fiers, indépendants et belliqueux. Ils ont toujours été redoutés par la population.

 

Les provinces du Baol étaient nombreuses – environ une vingtaine – et toutes divisées en cantons. À la tête de chaque canton se trouvait un chef qui obéissait au grand lamane de la province :

 

• Le Gewul, dont le lamane porte le titre de Tialaw Gewul. Cette province frontalière avec le cayor était considérer comme neutre, raison pour laquelle la plupart des batailles si dérouler.

 

• Le Kaba, cette provinces était dirigé par le farba Kaba chef des armées.

 

• Le Laa, le lamane de la province est le Beersin Laa choisi parmi les familles Diouf, de nombreuses familles peul habitaient la région.

 

• Le Ngoy, le Buur Ngoy était le lamane de la province. Néanmoins les chefs Sereres assistés de leur Saltigué, chef spirituel serere, avaient beaucoup d'influence politique.

 

• Le portudal, région contrôlée par l'alkier et ses tiedos, ici se trouvaient les comptoirs commerciaux et les ports du royaume. Des commerçants européens y avaient des résidences.

 

• Le Mbadan, province à majorité sérère, région très rebelle. Le pouvoir royal avait du mal à y installer son autorité.

 

• Le pays Safen, habité par les Sérères safen. Il existait encore une dizaine de provinces

 

LES ROIS DU BAOL

 

• 1790-1809 : Amari Ngone Ndèla Komba Fal (2e fois)

 

• 1809-1812 : Ce Yasin Jeng Fal

 

• 1812- 1815 : Ce Kumba Fatim Pènda Fal

 

• 1815- 1825 : Amari Jor Borso Fal

 

• 1825-1832 : Biram Fatma Cub Fal

 

• 1832 : Ma-Kodu Kumba Yande Fal (1re fois)

 

• 1832-1842 : Lat Jegeñ Fal

 

• 1842 : Malik Kumba Jaring Xuja Fal

 

• 1842-1854 : Maysa Tènde Jor Samba Fal

 

• 1854-1855 : Ce Yasin Ngone Jegeñ Fal (1re fois)

 

• 1855-1856 : Ma-Kodu Kumba Yande Fal (2e fois)

 

• 1856-1860 : Ce Yasin Ngone Jegeñ Fal (2e fois)

 

• 1860 : Ma-Kodu Kumba Yande Fal (3e fois)

 

• 1860-1871 : Ce Yasin Ngone Jegeñ Fal (3e fois)

 

• 1871-1873 : Ce Yasin Jor Galo Gana Fal (1re fois)

 

• 1873-1874 : Lat Dior Ngoné Latyr Diop

 

• 1874-1890 : Ce Yasin Jor Galo Gana Fal (2e fois)

 

• 1890-3 juillet 1894 : Taanor Goñ Jeng

 

AMANDIOGOU FALL

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